LOUIS LAPIERRE

NÉ À CHICAGO 1924

ÉTUDES

Baccalauréat en architecture, Université McGill, 1952

Maîtrise en aménagement (architecture), Université de Montréal, 1978

BIOGRAPHIE

Louis J. Lapierre appartient à la première génération des architectes formés dans le cadre d’un enseignement totalement modernisé, celle de Ray Affleck, Guy Desbarats, Arthur Erickson, entre autres, et il fut un précurseur en matière d’art intégré à l’architecture .

Étudiant à l’école d’architecture de l’université McGill au tournant des années 1940, il obtint son diplôme en 1952.

Deux ans plus tard, Il ouvre son agence à Montréal et reçoit ses premières commandes, notamment des Oblats de Marie-Immaculée, les fondateurs de l’université d’Ottawa, à la résidence desquels il ajoute une chapelle. Au cours de la vingtaine d’années d’exercice en pratique privée, Lapierre construit plus de vingt édifices principalement à Montréal et à Ottawa.

Au nombre de ses réalisations les plus remarquables, mentionnons l’église Saint-Gaétan, un édifice en béton qui se distingue par son toit de 4 voiles de forme parabolique hyperbolique. À la fin des années 1960, la firme Martineau, Lapierre, Murray & Murray, auquel il est associé, trace le plan directeur de l’Université d’Ottawa et construit plusieurs pavillons.

En 1975, Lapierre entre au service des Travaux publics Canada pour lequel il travaillera jusqu’en 1990.

L’intérêt de Lapierre pour les arts plastiques date de ses années de formation à McGill, où il a eu entre autres comme professeur, les artistes Arthur Lismer et Gordon Webber. Régulièrement, il fait appel à des artistes, les associant étroitement au processus de création, comme en témoignent Marcel Braitstein, Yves Trudeau et Laure Major dans la revue Architecture Canada en 1967. Il qualifie une telle collaboration de *créative* et d’exploration esthétique des matériaux et des formes visant à conférer une *signification plus universelle* au fonctionnalisme. Cette intention fait écho au fameux manifeste sur la monumentalité publié par J.-L. Sert, F. Léger et S. Giedion en 1944.

Deux murales, abstraites et figuratives, de Marcel Bellerive sont intégrées au centre Monseigneur Pigeon à Montréal. Pour le gymnase, Mario Merola dessine le carton d’une murale réalisée en blocs de béton. Devant la principale façade vitrée de la Caisse d’économie des pompiers de Montréal, Braitstein installe une grande sculpture métallique filtrant la lumière et le regard. A Ottawa, le rapport entre architecte et art est encore plus *organique* pour reprendre les termes de Lapierre, Laure Major ayant collaboré à la composition des façades abondamment vitrées, transformant le bâtiment Union du Canada en une œuvre d’art d’échelle urbaine.

Extrait de : docomomoquebec.ca/personnalités.